La Sardaigne dans les premières années du 20ème siècle
SARDAIGNE
anc. Sardinia ou Ichnusà, grande ile de la Méditerranée occid., au S. de la Corse, dont la sépare le détroit de Bonifacio, entre 41°15' et 38051' lat. N., et 7°30' et 5°48' long. E. Longueur, 268 kil.; largeur, 144; superficie, 24,342 kil. carrés; popul., 682,000 hab. Du N. au S., s'étend une chaîne de montagnes, souvent interrompue p3r des gorges et des plaines, et dont les pics principaux sont le Gennargentu-(1,917 m.) et le Limbara (1,320 m.). On remarque la plaine du Campi-dado, au S., très fertile; les autres plaines sont marécageuses. Rivières: Tirso, Flumendoza, Coghinas. Climat meurtrier dans les basses terres; la popul. n'est que de 24 hab. par kil. carré. Importante dans l'antiquité par ses productions minérales, elle ne donne auj. qu'un faible rendement. Elle a cependant de très riches dépôts de plomb sulfuré, de fer et d'anthracite, et d'immenses forêts. La culture est très arriérée; on y récolte du blé, du vin, de l'huile et des fruits; élève de petits chevaux, nombreux troupeaux de chèvres. ? La Sardaigne fut peuplée primitivement par les Phéniciens et les Etrusques; puis les Grecs y fondèrent Calaris (Cagliari). Les Carthaginois s'en emparèrent et la gardèrent 3 siècles; les Romains l'occupèrent entre les deux premières guerres puniques, 238. Les Vandales, les Goths et les Sarrasins y eurentdesétablissements; Pise les chassa et fut dépossédée par le roi d'Aragon, 1326. Le traité d'Utrecht, 1713, donna l'île à l'Autriche, qui l'échangea, 1720, contre la Sicile et la transmit à Victor-Amédée II, duc de Savoie, qui prit le titre de roi de Sardaigne. Elle est aujourd'hui une partie un peu dédaignée du roy. d'Italie, dont elle forme deux provinces, Cagliari et Sassari.